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la protection sociale de branche

L’ÉDITO | COVID-19 chez les assureurs: moins je m'engage, mieux je me porte !

20/03/2020

Disons-le tout de go, on attendait pour une fois plus de bruit de la part des mutuelles, institutions de prévoyance et compagnies d'assurance sur le COVID-19. Ce sont pourtant bien elles les secondes contributrices, après la sécurité sociale en première ligne, à la prise en charge des couvertures prévoyance et santé !




Si la pandémie du coronavirus a surpris tout le monde, que dire de la réaction du monde des complémentaires santé et prévoyance ?

Il y a quelques mois, des solistes se lançaient dans le 100% Santé anticipé pour faire des coups marketing mais, depuis l'irrésistible progression de l'épidémie, les communiqués se limitent au strict minimum.
 
Quand l'un nous explique le fonctionnement de la prise en charge des arrêts de travail mis en place par le Gouvernement pour la garde des enfants s'en remettant à l'application de ses dispositions contractuelles au sujet de son intervention, l'autre déploie son plan communication presque comme à l'accoutumé pour faire part d'une de ses études sur le télétravail.

Du pédagogique et la garantie affichée de poursuivre l'activité normale d'indemnisation et de remboursements (téléconsultation et test du coronavirus compris) avec "la meilleure qualité de service": on n'en attendait pas moins.

Et au delà du #restezchezvous ? Rien ou presque.
Pourtant les sujets d'intervention ne manquent pas !
 

Quel accompagnement des entreprises et salariés ayant des difficultés à régler leurs cotisations ?

L'Etat permet de reporter le paiement des cotisations sociales, des impôts, voire de bénéficier de remises d'impôts au cas par cas.
 
Aujourd'hui, le seul geste est venu des compagnies d'assurance et encore, limité à certains secteurs économiques pour la période de confinement.

Pourtant , ce n'est pas faute d'être sensibilisé aux difficultés de leurs clients, singulièrement pour les Institutions de Prévoyance dont la partie retraite complémentaire obligatoire de leur groupe d'appartenance gère l'Agirc-Arrco s'est associé au report du paiement des cotisations URSSAF.
 


Quelle prise en charge des confinés et malades ?

Motus et bouche cousue là encore du côté des organismes assureurs.
Rappelons ici que c'est bien la Sécurité sociale et l'employeur qui vont prendre en charge sans carence l'indemnisation des salariés confinés gardant leurs enfants sans pouvoir télétravailler.

Le ministre de l’Economie a demandé aux assureurs de « participer à l’effort de solidarité nationale » afin de gérer les conséquences économiques de la crise du coronavirus.

Si un don de 100 000 masques aux soignants est plus qu'utile, il demeure bien faible au regard des bénéfices des uns et des fonds d'action sociale des autres. 

Il est plus que temps pour les organismes assureurs d'être solidaires dans les actes plus qu'en paroles !
Les pistes ne manquent pas avec le report possible du paiement des cotisations, l'absence de résiliation pour non-paiement sur la période en cours et à venir et par la mise en œuvre d'actions concrètes en faveur des employeurs et salariés soit pour la poursuite de leur activité au bureau ou en télétravail, soit pour mieux les indemniser!
 



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COVID-19: l'UNSA demande le renouvellement automatique des arrêts pour garde d'enfant et pour les personnes à risque

COVID-19: l'UNSA demande le renouvellement automatique des arrêts pour garde d'enfant et pour les personnes à risque

En cette période de confinement, les arrêts de travail pour garde d'enfant et pour maladies chroniques à risque ont été admis à indemnisation par l'assurance maladie comme au maintien de salaire par l'employeur pour une durée de 21 jours renouvelables (voir le détail dans notre article).

A l'issue de ces 21 premiers jours, l'UNSA dénonce aujourd'hui "certains employeurs [qui] ont la tentation de vouloir placer les salarié·es concerné·es, au-delà de la période de 21 jours, en activité partielle".

Le Syndicat demande donc le renouvellement automatique de ces arrêts de travail jusqu’à la fin du confinement "afin d’éviter toutes difficultés dans le paiement des indemnités journalières".

Rappelons que l'arrêt pour garde d'enfant nécessite une déclaration non pas du salarié mais de l'employeur sur le site de l'assurance maladie Ameli.

Le communiqué de presse de l'UNSA du 2 avril 2020


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