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la protection sociale de branche

La recette de la recommandation

11/03/2015

Débutez les négociations, lancez l'appel d'offres, laissez bien mijoter, choisissez le(s) meilleur(s) morceau(x), dressez le(s) avec soin et .... dégustez cette douceur avec vos amis, branchés évidemment !



La liste des ingrédients (pour des milliers ou centaines de milliers de personnes)

Pour le cahier des charges (d'après l'article D.912-5 du Code de la Sécurité sociale) :
 
  • de la garantie (à mesurer avec le doseur gradué en BR, TM, PMSS, % du salaire...)
Choisissez-là bien, plus elle est de qualité, plus elle sera chère mais plus elle sera aussi appréciée des salariés.
 
  • une durée de conservation jusqu'à 5 ans au maximum
 
  • une pincée des services et de la qualité attendus
A définir avec doigté pour rehausser la saveur de garanties parfois trop fades !
 
  • une bonne assiette de cotisations bien structurée
Ne pas oublier les goûts spécifiques des alsaciens et mosellans !
 
  • Être attentif à :
    • utiliser un moule flexible dans le temps pour l'évolution de l'appareil des cotisations ;
    • l'incorporation du nappage de solidarité dans le mélange à hauteur de 2% minimum qui est aussi à prendre en compte !
 
Pour le nappage de solidarité à 2% minimum (article R 912-2 du Code de la Sécurité sociale) :
 
  • la prise en charge de certaines dispenses
 
  • la prévention des risques professionnels et de la politique de santé
 
  • la distribution, selon des critères, de prestations d'action sociale individuelles et/ou collectives
 
Avant tout lancement de mise en concurrence, faites très attention aux normes ANI & responsables.
Des cas d'indigestion d'entreprises nous ont été signalés notamment après le passage des services de l'Urssaf.

 

Préparation

Tout d'abord, faites un comparatif des pratiques existantes... regarder comment les autres ont accommodé jusqu'alors leur couverture, rien de mieux pour préparer la meilleure recommandation !

Ensuite, concevez votre propre délice:
 
  • Etalez bien la garantie ;
 
  • Pour satisfaire tout le monde, ajoutez de la garantie sur plusieurs niveaux (vous aurez ainsi un plat adapté à tous les appétits).
 
Réservez.

Montez votre cahier des charges sur la partie gestion, pilotage, solvabilité, etc... et débutez votre sauce solidarité en mélangeant tous les ingrédients; elle sera complétée après cuisson en la délayant en fonction des préoccupations des convives..

Incorporez la garantie dans le cahier des charges ainsi qu'une partie de la sauce solidarité.

La cuisson

Enfournez avec l'option transparence: publication dans un journal d'annonces légales et une revue spécialisée des assurances.

52 jours est le chiffre à retenir !
C'est le temps pour que les gros morceaux de l'assurance remontent à la surface. Il faut donc bien laisser mijoter à feu vif.
N'oubliez pas le bon coup de pression une semaine avant l'échéance pour obtenir des morceaux de choix !

Surtout, n'hésitez pas à bien fouetter après cuisson pour que le rendu final de votre reco soit conforme à celui sortant du four.

Après le fouettage, le dressage du plat final: badigeonnez délicatement de sauce solidarité le(s) meilleurs morceau(x) !


ATTENTION ! Une fois les morceaux sortis du four, soyez très attentif à avoir les mains propres: pas de traces de fonctions délibérantes dans les 5 ans ou de fonction salariée chez les assureurs; à défaut, faites-vous remplacer !
Une mauvaise hygiène ne pardonnera pas: votre recommandation sera rejetée par le Ministère après avis des fins gourmets de la Comarep.

Notre conseil :

Le mijotage et le choix du(des) morceau(x) est fondamental pour obtenir une recommandation; si vous souhaitez lui donner encore plus de goût, augmentez la dose de solidarité à 3, 4 % ou plus.
Et pour que tout le monde en profite, vous pouvez élargir la solidarité à tous !


Ne pas céder à la facilité !

La "labellisation", c'est l'équivalent du plat cuisiné: une procédure bon marché et rapide (comme un simple passage au micro-ondes) mais surtout de grosses surprises à la dégustation :
 
  • un tarif plus cher ;
  • un suivi paritaire inexistant ;
  • des morceaux parfois difficiles à avaler :
    • une date de péremtion rapprochée (maintien de taux limité),
    • pas de "rab" pour vos amis, le surplus ne vous appartient pas
    • certains de vos invités risquent de ne pas avoir le temps d'être rassasiés avant de se faire résilier !
 





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COVID-19: l'UNSA demande le renouvellement automatique des arrêts pour garde d'enfant et pour les personnes à risque

COVID-19: l'UNSA demande le renouvellement automatique des arrêts pour garde d'enfant et pour les personnes à risque

En cette période de confinement, les arrêts de travail pour garde d'enfant et pour maladies chroniques à risque ont été admis à indemnisation par l'assurance maladie comme au maintien de salaire par l'employeur pour une durée de 21 jours renouvelables (voir le détail dans notre article).

A l'issue de ces 21 premiers jours, l'UNSA dénonce aujourd'hui "certains employeurs [qui] ont la tentation de vouloir placer les salarié·es concerné·es, au-delà de la période de 21 jours, en activité partielle".

Le Syndicat demande donc le renouvellement automatique de ces arrêts de travail jusqu’à la fin du confinement "afin d’éviter toutes difficultés dans le paiement des indemnités journalières".

Rappelons que l'arrêt pour garde d'enfant nécessite une déclaration non pas du salarié mais de l'employeur sur le site de l'assurance maladie Ameli.

Le communiqué de presse de l'UNSA du 2 avril 2020


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