Mutuelle apprenti obligatoire ou non : la règle, le financement et les dispenses
La mutuelle d'entreprise est obligatoire pour l'apprenti, qui a le statut de salarié, quelle que soit son ancienneté. Il peut toutefois demander une dispense dans des cas précis, prévus par la loi ou par l'acte de mise en place de la couverture.
Par Grégoire Lhermet, rubrique Mutuelle d'entreprise, mis à jour le 02 novembre 2026.
L'essentiel
- L'apprenti a le statut de salarié : la mutuelle d'entreprise s'impose à lui comme à tout autre salarié de l'entreprise
- L'employeur doit financer au moins 50 % de la cotisation et respecter le panier de soins minimum
- Une dispense spécifique existe si la cotisation de l'apprenti atteint au moins 10 % de son salaire brut, sous réserve que l'acte juridique de l'entreprise la prévoie
- La demande de dispense se fait par écrit, quel que soit le motif invoqué
- À la fin du contrat, l'apprenti peut bénéficier de la portabilité dans les mêmes conditions que les autres salariés
Oui, la mutuelle d'entreprise est obligatoire pour l'apprenti, parce que l'apprenti a le statut de salarié et que l'employeur doit faire bénéficier tous ses salariés d'une complémentaire santé collective, quelle que soit leur ancienneté dans l'entreprise. Cette obligation connaît des exceptions : l'apprenti peut demander une dispense d'adhésion dans des cas précis, dont un cas qui lui est propre, lié au poids de la cotisation dans son salaire brut.
Cet article explique pourquoi l'apprenti est concerné comme n'importe quel autre salarié, qui décide des garanties applicables dans l'entreprise, ce que doit contenir le panier de soins minimum, comment se calcule la part payée par l'employeur, dans quels cas précis un apprenti peut refuser la mutuelle, comment se formalise cette dispense, et ce qu'il se passe à la fin du contrat d'apprentissage. Il s'appuie uniquement sur les textes et fiches officielles en vigueur.
L'apprenti est un salarié comme les autres face à la mutuelle d'entreprise
Le contrat d'apprentissage place son titulaire sous le statut de salarié de l'entreprise qui l'emploie. Cette qualification a une conséquence directe sur la complémentaire santé collective : la fiche officielle de Service Public Entreprendre rappelle que « l'employeur doit faire bénéficier tous ses salariés, quelle que soit leur ancienneté dans l'entreprise, d'une complémentaire santé d'entreprise ». Aucune exception n'est prévue en fonction de l'âge, du niveau de rémunération ou de la durée du contrat. L'apprenti entre donc dans le champ de cette obligation au même titre qu'un salarié en contrat à durée indéterminée.
Cette règle ne distingue pas non plus les tailles d'entreprise : une entreprise artisanale de trois salariés qui recrute un apprenti doit lui proposer la même couverture collective qu'à ses autres salariés, dans les mêmes conditions de financement. L'employeur ne peut pas décider d'exclure les apprentis du dispositif au motif qu'ils seraient de passage dans l'entreprise ou que leur contrat est à durée déterminée.
L'obligation porte sur le salarié lui-même. La couverture des ayants droit, c'est-à-dire du conjoint, du partenaire pacsé ou des enfants de l'apprenti, n'est pas obligatoire : la fiche officielle précise que « la couverture des ayants droit du salarié n'est pas obligatoire, mais l'employeur (ou les partenaires sociaux) peuvent décider de les couvrir aussi ». Il convient donc de distinguer deux niveaux : l'adhésion de l'apprenti, obligatoire sauf dispense, et l'extension éventuelle à sa famille, qui dépend de ce que prévoit l'entreprise ou la branche.
Qui décide de la mutuelle de l'apprenti : branche, accord d'entreprise ou décision unilatérale
La mise en place d'une complémentaire santé collective suit une hiérarchie des sources. Lorsque l'entreprise est soumise à une convention collective ou à un accord de branche qui impose une couverture, elle doit respecter ce texte : des niveaux de garanties minimales ou un taux de cotisation plancher peuvent être imposés à l'entreprise par l'accord de branche. L'employeur et les représentants du personnel peuvent, dans tous les cas, négocier un accord propre à l'entreprise, qui doit alors offrir des garanties au moins aussi favorables que celles de la branche. Si aucun accord ne se conclut, c'est une décision unilatérale de l'employeur qui instaure la couverture et fixe ses modalités.
Cette hiérarchie s'applique à l'apprenti comme à tout autre salarié présent dans l'entreprise au moment de la mise en place. L'acte juridique choisi, qu'il s'agisse de l'accord de branche, de l'accord d'entreprise ou de la décision unilatérale, est aussi le document qui détermine les cas de dispense ouverts aux salariés, y compris le cas spécifique aux apprentis évoqué plus bas. Un employeur qui recrute un apprenti doit donc se référer à ce texte avant toute chose, et non à une pratique observée dans une autre entreprise du même secteur.
Pour vérifier ce que prévoit la branche dont relève l'entreprise, la convention collective applicable se consulte sur Légifrance, dans la rubrique des conventions collectives. Les garanties exactes négociées par la branche ne peuvent pas être reconstituées de mémoire : elles varient d'un secteur à l'autre et seul le texte fait foi.
Le panier de soins minimum que l'apprenti doit recevoir
Quel que soit l'acte qui met en place la mutuelle, le contrat souscrit par l'entreprise doit respecter un socle de garanties minimales, appelé panier de soins. Ce panier comprend l'intégralité du ticket modérateur sur les consultations, actes et prestations remboursables, sous réserve de certaines exceptions, la totalité du forfait journalier hospitalier en cas d'hospitalisation, et une prise en charge des frais dentaires, prothèses et orthodontie, à hauteur de 125 % du tarif conventionnel. En optique, un forfait est prévu par période de deux ans, renouvelable annuellement pour les enfants ou en cas d'évolution de la vue, avec un minimum de 100 euros pour une correction simple et de 150 euros, voire 200 euros, pour une correction complexe.
Le contrat doit en outre répondre à la définition du contrat responsable : les soins courants, les soins dentaires courants et l'optique doivent être pris en charge à 100 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale, le forfait journalier hospitalier à 100 % sans limitation de durée, et la prise en charge au-delà du tarif conventionnel en optique est limitée, avec une paire de lunettes au maximum tous les deux ans.
Ce panier s'applique à l'apprenti exactement dans les mêmes termes qu'aux autres salariés de l'entreprise. Aucune disposition officielle ne permet à l'employeur de proposer à un apprenti une couverture allégée au motif de son statut ou de son âge.
Quelle part de la cotisation l'employeur doit-il payer pour un apprenti
La participation financière de l'employeur à la cotisation de mutuelle collective doit être au moins égale à 50 % de son montant, le reste restant à la charge du salarié. Cette règle ne connaît pas d'exception liée au statut d'apprenti : l'employeur doit financer au moins la moitié de la cotisation, même si le salaire de l'apprenti est calculé sur une base différente de celle d'un salarié classique. La part restante, prélevée sur le salaire, figure sur le bulletin de paie comme pour tout autre salarié affilié.
Le plafond mensuel de la Sécurité sociale, qui s'établit à 4 005 euros au 1er janvier 2026, constitue une référence fréquemment utilisée dans le cadre de la protection sociale complémentaire, notamment pour les exonérations sociales applicables aux contributions patronales. Les seuils précis de ces exonérations n'ont pas pu être revérifiés pendant la rédaction de cet article et ne sont donc pas détaillés ici.
Le montant de la cotisation d'un apprenti, souvent rémunéré sur une base inférieure à celle d'un salarié de droit commun, prend un relief particulier au regard d'un dispositif de dispense qui lui est propre, examiné dans la section suivante.
Dans quels cas un apprenti peut refuser la mutuelle d'entreprise
La fiche officielle sur les dispenses d'adhésion liste plusieurs situations dans lesquelles un salarié, y compris un apprenti, peut demander à ne pas adhérer au régime de frais de santé mis en place dans l'entreprise. Ces cas se distinguent selon la situation du salarié et selon ce que prévoit l'acte juridique de l'entreprise :
- le salarié déjà couvert, y compris en tant qu'ayant droit, par un autre régime collectif obligatoire, par exemple celui de l'employeur de son conjoint ;
- le salarié déjà couvert à titre individuel, jusqu'à l'échéance de son contrat individuel ;
- le bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire, tant qu'il en bénéficie ;
- le salarié en CDD ou en contrat de mission de trois mois ou moins, ou à temps partiel de quinze heures ou moins par semaine, avec en contrepartie un versement santé de l'employeur ;
- le cas propre aux apprentis et aux salariés à temps partiel, décrit dans la section suivante.
Pour les trois premiers cas, la dispense suppose une autre couverture déjà existante. Le cas du CDD ou du contrat de mission de trois mois ou moins, ou du temps partiel de quinze heures ou moins, ne suppose pas d'autre couverture : il ouvre droit, en contrepartie, au versement santé. L'apprenti qui n'est couvert par aucun autre dispositif et dont le contrat ne correspond pas à ce cas doit se tourner vers le cas qui lui est spécifiquement ouvert, décrit dans la section suivante.
La dispense propre aux apprentis : la cotisation à 10 % du salaire brut
Un cas de dispense concerne spécifiquement l'apprenti, au même titre que le salarié à temps partiel : lorsque la cotisation due pour la mutuelle d'entreprise atteindrait au moins 10 % de son salaire brut, l'apprenti peut choisir de ne pas adhérer, à condition que l'acte juridique qui met en place la couverture, qu'il s'agisse de la convention collective, de l'accord d'entreprise ou de la décision unilatérale de l'employeur, prévoie expressément ce cas de dispense.
Ce point mérite d'être souligné, parce que la rémunération d'un apprenti est généralement plus faible que celle d'un salarié de droit commun, ce qui rend plus probable l'atteinte de ce seuil de 10 % du salaire brut. Une cotisation qui représenterait une part élevée du revenu d'un salarié classique peut, dans l'absolu, représenter une part bien plus importante pour un apprenti. C'est précisément pour cette situation que ce cas de dispense a été prévu.
Cette dispense n'est pas automatique. Deux conditions doivent être réunies : le seuil de 10 % doit effectivement être atteint, et l'acte juridique de l'entreprise doit avoir prévu ce motif de dispense. Si l'acte ne mentionne pas ce cas, l'apprenti ne peut pas s'en prévaloir, même si sa cotisation dépasse ce seuil. L'employeur qui met en place la mutuelle par décision unilatérale a donc intérêt à examiner si ce cas doit figurer dans le texte, au regard des rémunérations pratiquées dans l'entreprise pour les apprentis qu'elle accueille.
| Situation de l'apprenti | Dispense possible | Condition principale |
|---|---|---|
| Déjà couvert comme ayant droit d'un régime collectif obligatoire | Oui | Justificatif de l'autre couverture, demande à l'embauche ou à la mise en place |
| Couvert par un contrat individuel | Oui, jusqu'à l'échéance du contrat individuel | Demande à l'embauche ou à la mise en place de la couverture collective |
| Bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire | Oui, tant que la CSS est en cours | Justificatif de la CSS |
| Contrat de trois mois ou moins, ou temps partiel de quinze heures ou moins | Oui, avec versement santé | Demande écrite, vérification de la durée ou de la quotité de travail |
| Cotisation atteignant au moins 10 % du salaire brut | Oui, si l'acte juridique le prévoit | Le cas doit figurer dans l'accord de branche, l'accord d'entreprise ou la décision unilatérale |
Repères chiffrés
- Participation employeur minimale
- 50 % de la cotisation
- Frais dentaires du panier de soins
- 125 % du tarif conventionnel
- Forfait optique correction simple
- 100 euros
- Forfait optique correction complexe
- 150 euros, voire 200 euros
- Seuil de dispense spécifique aux apprentis
- 10 % du salaire brut
- Plafond mensuel de la Sécurité sociale 2026
- 4 005 euros
Comment demander la dispense : la démarche écrite
Quel que soit le motif invoqué, la dispense d'adhésion doit être demandée par écrit. Cette formalité n'est pas facultative : elle permet à l'employeur de disposer d'une trace en cas de contrôle, notamment par l'Urssaf, sur la justification des salariés non affiliés à la mutuelle d'entreprise. Selon le cas, la dispense ne couvre que les remboursements de frais de santé, ou s'étend aussi à l'incapacité, à l'invalidité, au décès et à la retraite supplémentaire, lorsque le régime mis en place par décision unilatérale avec participation financière du salarié le permet.
Pour la dispense liée à une autre couverture collective obligatoire ou à un contrat individuel, l'apprenti doit produire un justificatif correspondant, et renouveler cette justification lorsque l'employeur le demande. Pour la dispense liée à la cotisation atteignant 10 % du salaire brut, l'apprenti doit se référer au texte applicable dans l'entreprise, vérifier que ce cas y figure, puis formuler sa demande par écrit en expliquant le calcul retenu.
L'employeur, de son côté, doit conserver ces demandes écrites au même titre que les autres pièces relatives à la paie, car elles pourront être demandées lors d'un contrôle portant sur les exonérations sociales applicables aux contributions patronales de protection sociale complémentaire. Pour organiser ces pièces de manière systématique, l'article consacré aux cas de dispense et aux pièces à fournir détaille les justificatifs attendus selon chaque situation.
Vigilance
Une dispense ne se présume jamais. L'absence de demande écrite de l'apprenti vaut adhésion, et l'employeur qui n'aurait pas précompté la cotisation correspondante s'expose à un redressement lors d'un contrôle Urssaf, au titre d'une exonération sociale appliquée à tort. De même, le cas de dispense lié au seuil de 10 % du salaire brut ne peut être invoqué que si l'acte juridique de l'entreprise le prévoit expressément : un employeur qui l'aurait omis dans sa décision unilatérale ne peut pas l'accorder sans modifier au préalable cet acte.
Que devient la mutuelle à la fin du contrat d'apprentissage
Lorsque le contrat de travail d'un salarié ayant adhéré à la mutuelle collective prend fin, pour un motif autre qu'une faute lourde, et que cette rupture ouvre droit à l'assurance chômage, le salarié bénéficie du maintien de sa couverture pendant une durée égale à sa période d'indemnisation chômage, dans la limite de la durée de son dernier contrat de travail, sans que ce maintien puisse excéder douze mois. Ce mécanisme, appelé portabilité, s'applique à l'apprenti dans les mêmes conditions qu'à tout autre salarié : avoir adhéré à la couverture, et remplir les conditions d'ouverture des droits à l'assurance chômage.
La portabilité maintient les garanties de frais de santé de l'ancienne entreprise, et, si celle-ci dispose d'un régime de prévoyance, les garanties de décès, d'incapacité de travail et d'invalidité. Le maintien cesse à l'expiration de la période d'indemnisation chômage ou en cas de reprise d'un emploi mettant fin à cette indemnisation ; l'ancien salarié doit, dans ce cas, informer l'organisme assureur de la fin de ses allocations chômage.
Si l'apprenti ne bénéficie pas, ou plus, de la portabilité, ou s'il n'a jamais adhéré à la mutuelle collective faute d'avoir atteint les conditions requises, il peut se tourner vers une couverture individuelle. Les modalités complètes de ce mécanisme, y compris les plafonds de tarifs applicables au-delà de la portabilité, sont détaillées dans l'article consacré à la portabilité.
Les erreurs qui coûtent cher à l'employeur
La première erreur consiste à considérer l'apprenti comme un salarié à part, qui ne serait pas visé par l'obligation de complémentaire santé collective. Cette lecture n'a aucun fondement : l'obligation vise tous les salariés, sans condition d'ancienneté, et l'apprenti en fait partie dans les mêmes termes que les autres.
La seconde erreur consiste à accorder une dispense sans demande écrite, sur la seule foi d'une déclaration orale de l'apprenti. En l'absence d'écrit, l'employeur ne peut pas justifier, lors d'un contrôle, que le salarié remplissait effectivement les conditions de la dispense invoquée, ce qui expose l'entreprise à un redressement sur les exonérations sociales liées à la mutuelle collective.
La troisième erreur touche directement le cas des apprentis : invoquer le seuil de 10 % du salaire brut alors que l'acte juridique de l'entreprise, qu'il s'agisse de la convention collective, de l'accord d'entreprise ou de la décision unilatérale, ne prévoit pas ce cas de dispense. Sans cette mention expresse, la dispense n'est pas valable, même si le calcul du seuil est exact.
La quatrième erreur consiste à oublier que la participation employeur de 50 % minimum et le respect du panier de soins minimum s'appliquent intégralement à l'apprenti, y compris lorsque sa rémunération est modeste. Réduire la couverture ou la participation au motif du statut d'apprenti n'a aucune base juridique.
Enfin, certains employeurs omettent de vérifier la hiérarchie des textes applicables : une convention collective ou un accord de branche peut imposer des garanties ou une participation supérieures à ce que prévoit la loi. Avant de rédiger ou de modifier une décision unilatérale, il faut consulter le texte conventionnel applicable à l'entreprise sur Légifrance, car ce texte prime sur toute pratique interne non conforme.
Questions fréquentes sur la mutuelle de l'apprenti
Un apprenti peut-il refuser la mutuelle d'entreprise simplement parce qu'il est jeune ?
Non. L'âge n'est pas, en lui-même, un motif de dispense. Seuls les cas listés par la fiche officielle sur les dispenses d'adhésion permettent à un salarié, apprenti ou non, de refuser la mutuelle collective.
L'apprenti peut-il rester couvert par la mutuelle de ses parents plutôt que par celle de l'entreprise ?
Cela dépend de la nature de la couverture des parents. Si l'apprenti est couvert comme ayant droit d'un régime collectif obligatoire de l'un de ses parents, il peut demander une dispense sur ce fondement, en fournissant le justificatif correspondant.
Qui décide des garanties précises de la mutuelle proposée à l'apprenti ?
C'est l'acte juridique qui met en place la couverture, convention collective, accord de branche, accord d'entreprise ou décision unilatérale de l'employeur, qui fixe les garanties, au minimum égales au panier de soins minimum prévu par la loi.
Si l'apprenti ne demande rien, est-il automatiquement affilié ?
Oui. En l'absence de demande écrite de dispense, l'apprenti, comme tout salarié, est affilié au régime collectif obligatoire de l'entreprise et sa part de cotisation est précomptée sur son salaire.
Que se passe-t-il pour la mutuelle si le contrat d'apprentissage se termine sans que l'apprenti retrouve immédiatement un emploi ?
S'il remplit les conditions d'ouverture des droits à l'assurance chômage et que la rupture n'est pas due à une faute lourde, l'ancien apprenti bénéficie de la portabilité de ses garanties, dans la limite de douze mois, pendant sa période d'indemnisation.
La question posée par le titre de cet article reçoit donc une réponse nette : la mutuelle d'entreprise est obligatoire pour l'apprenti, parce qu'il est salarié, et les dispenses ne sont pas un droit général mais une liste fermée de situations, encadrées par des justificatifs et par l'acte juridique propre à chaque entreprise. Pour un gestionnaire de paie, le réflexe utile n'est pas de deviner si un apprenti doit ou non cotiser, mais de relire l'acte qui a mis en place la mutuelle dans son entreprise, afin de vérifier quels cas de dispense y figurent réellement.
Sources officielles citées
- >Quelle obligation pour l'employeur en matière de complémentaire santé ?, Service Public Entreprendre
- >Complémentaire santé : qu'est-ce qu'un contrat responsable ?, Service Public
- >Peut-on refuser la mutuelle ou la prévoyance de son entreprise ?, Service Public
- >Portabilité de la mutuelle et de la prévoyance d'entreprise, Service Public
- >Le plafond de la Sécurité sociale, Service Public Entreprendre
Grégoire Lhermet, rédacteur. Ancien responsable paie et administration du personnel dans une PME du transport, il a ensuite formé des gestionnaires de paie de petites entreprises. Il écrit des guides concrets sur la prévoyance et la mutuelle d'entreprise.